L'Empereur Lucas

L'Empereur Lucas
Et si l'Empereur, c'était lui ? A la tête d'un véritable Empire cinématographique et économique, George Lucas règne en maître sur l'univers Star Wars avec la poigne d'un guerrier Jedi. Toute la question reste de savoir de quel côté de la Force ce créateur se situe : génial faiseur de rêves au service de la Paix et du grand spectacle, ou impitoyable homme d'affaires attiré par l'appât du gain ? Cinéaste ou marchand ? Naïf ou cynique ?
Reste qu'avant de monter l'empire Lucasfilm, le réalisateur était un modeste apprenti cinéaste sincèrement désireux de mettre en images le monde fantasmagorique qui s'agitait sous cette épaisse chevelure qui le fait aujourd'hui ressembler à une perruche cendrée.

Si la question de sa légitimité de réalisateur se pose aujourd'hui, c'est avant tout parce qu'au regard de l'immense succès de la saga Star Wars (et de l'ensemble de ses spin off – dont les dramatiques Aventures des Ewoks – et autres produits dérivés), le reste de sa filmographie en deviendrait presque anecdotique.
C'est presque sur un malentendu que George Lucas échoue à l'Université de Californie du Sud pour y étudier le cinéma. Né en 1944 à Modesto, Californie, le jeune homme se destinait en effet à devenir pilote automobile. Une vocation tuée dans l'oeuf par un accident qui l'empêche de la concrétiser. Qu'à cela ne tienne, c'est donc au cinéma et – le détail n'est pas sans conséquences – aux contes, légendes et mythologies que George Lucas va consacrer ses études. Après avoir réalisé quelques courts-métrages, il propose THX-1138 : 4EB (Electronic Labyrinth). L'oeuvre est appréciée et il se chargera de l'adapter en long métrage en 1970. THX 1138, qui revisite le thème du Meilleur des Mondes de Haldous Huxley, ne rencontre toutefois pas le succès. Il suffit cependant d'un second essai pour que les portes d'Hollywood s'ouvrent à lui. Avec American Graffiti, chronique adolescente de l'Amérique des années 60, Lucas signe un coup de maître. Non content de filmer des acteurs qui deviendront les coqueluches d'Hollywood (Richard Dreyfuss, Harrison Ford, Ron Howard...) et d'être produit par Francis Ford Coppola, le film est nommé cinq fois aux Oscars. Un succès public et critique qui aurait pu inciter les studios à desserrer les cordons de leurs bourses, pourvu que le jeune et prometteur réalisateur propose un projet similaire.

Malheureusement, non seulement le projet ne ressemble en rien à American Graffiti, mais il semble ne séduire personne. A une époque où le cinéma penche davantage du côté de l'introspection, la proposition à de quoi décontenancer. Pensez donc : une saga intergalactique où des héros se lancent à coups de néon dans une grande guerre contre le Mal ! Seule la Twentieth Century Fox veut bien débloquer quelques fonds pour tenter l'expérience. Et George Lucas de se lancer alors dans le tournage chaotique du premier (à l'époque, c'était encore le premier) épisode de la saga : La guerre des étoiles, aujourd'hui rebaptisé Star Wars Episode IV : Un nouvel espoir. Face aux difficultés budgétaires et au manque d'engouement d'une équipe qui, selon la rumeur, ne comprend pas ce qu'elle fait sur le tournage d'un « film pour enfants », Lucas tient le coup. En 1977, le film sort dans une trentaine de salles aux Etats-Unis. Le succès est immédiat et va changer la face du cinéma mondial en créant avec lui le concept du blockbuster.





Et sur cette pierre, Lucas va construire son Empire : déjà propriétaire des droits sur tous les produits dérivés, il rachète également ceux de la suite de la saga. Pour ceux qui pensent que Lucas oeuvre du côté obscur de la Force, c'est à ce moment-là que le bouleversement à dû se produire. Il abandonne la réalisation des deux épisodes suivants pour ne se consacrer qu'au scénario : L'empire contre-attaque est donc réalisé par Irvin Kerschner, Le retour du Jedi par Richard Marquand. C'est en tant que scénariste (la saga Indiana Jones avec son ami Spielberg, ou Willow pour Ron Howard) et, bien entendu, que producteur à succès que Lucas continue sa carrière.
Pour le monde entier, et notamment pour une communauté de fans fidèles, Lucas n'est déjà plus que l'homme d'une seule oeuvre : celle d'un univers qui, mythifié par ses admirateurs, en est presque devenu autonome, détaché de son auteur. Tel un Tolkien, Lucas a en effet su créer un Monde, avec une faune, des règles, des moeurs et tout un ensemble de valeurs qui lui ont conféré une existence propre. Ce sont peut-être d'ailleurs les défauts de la trilogie qui lui ont garanti cette pérennité : la trame simple (simpliste ?) et manichéenne du scénario lui ont donné une force mythologique, l'absence d'une mise en scène trop personnelle a permis d'effacer le réalisateur au profit de l'oeuvre. Lucas ne filme pas en auteur, mais en témoin.

Les progrès fulgurants des techniques numériques (auxquels Lucas a par ailleurs largement contribué via ses deux sociétés Lucasfilm Ltd. et ILM) finissent par le convaincre de reprendre la saga en s'attachant à son personnage le plus emblématique : le très méchant et très obscur Dark Vador. En 1999, soit 22 ans après le premier opus, Lucas livre donc à une foule enthousiaste, Star Wars Episode I : La menace fantôme. Une foule déjà moins enthousiaste à la sortie de la projection. C'est que le public s'est approprié l'histoire, et qu'il est hors de question que l'on en fasse n'importe quoi, fût-ce George Lucas ! Il suffit qu'un lapin intergalactique et trop bavard gâche le plaisir du starwarsophile pour que le peuple se soulève : des pétitions circulent à travers le monde entier pour réclamer la tête de Jar Jar Binks ! Or, le peuple a toujours raison et Lucas doit s'incliner en rendant l'irritant personnage peut-être bien moins présent que prévu dans les épisodes suivants. C'est sans doute ce que l'on appelle la démocratie participative...



Plus complexe, plus esthétisante (mais moins séduisante ?), plus romantique (qui a dit mièvre ?), plus politique aussi, la nouvelle trilogie continue en 2002 avec l'Episode II : L'attaque des clones et vient de prendre fin ce 18 mai 2005 avec l'Episode III : La revanche des Sith. On sait désormais pourquoi Dark Vador est aussi méchant et pourquoi le puissant Maitre Yoda a passé sa fin de vie a croupir dans un marécage plutôt que de combattre les soldats de l'Empire.

Seule une question reste en suspens : et maintenant, il va faire quoi, George Lucas ?

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 09:33

CHRONOLOGIE STAR WARS

CHRONOLOGIE STAR WARS
– 13.500.000.000 à - 1.500.000 - Le commencement : formation de l'Univers
- Apparition des Anciennes Races

– 1.000.000 à – 40.000 - Le crépuscule des Anciennes Races
- Aube de la civilisation humaine
- Premiers vols subluminiques des "Nouvelles Races"

– 40.000 à – 5.200 - De nouvelles civilisations
- Règne de Xim le Despote
- L'aube de la République


- 5.200 à - 5.000 - Apogée de l'Empire Sith
- Grande Guerre de l'Hyperespace
- Fin de l'Empire Sith et expansion de la République

- 4.470 à - 3.998 - Freedon Nadd rejoint le Côté Obscur
- Guerres des Bêtes d'Onderon
- Libération d'Onderon par l'Ordre Jedi

- 4.000 - Grande Guerre des Sith

- 3.000 à - 1.000 période traitée prochainement

- 1.000 - Grande Guerre des Sith
- L'Ordre Sith entre dans la clandestinité

- 18 à + 3 - Fin de la République Galactique
- Fin de l'Ordre Jedi
- Proclamation de l'Empire Galactique

- AN 0 - BATAILLE DE YAVIN
- Chute de l'Empire Galactique


+ 3 à + 25 - Proclamation de la Nouvelle République
- Création du Nouvel Ordre Jedi

+ 25 à + 30 - Les Yuuzhan Vong envahissent la galaxie
- Victoire de la Nouvelle République

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 06:13

Modifié le jeudi 13 juillet 2006 06:25

Fondements de la Grande Guerre des Sith

Fondements de la Grande Guerre des Sith
Date - 4.000

Lieu: Galaxie
Acteurs: Exar Kun
Ulic Qel-Droma
Ordre Jedi
Ancienne République
Conséquences: Déclenchement de la Grande Guerre des Sith



La Grande Guerre des Sith se déroula quelques quatre mille années avant la bataille de Yavin, bien avant que la République n'ait lentement sombré dans la corruption, bien avant que la Galaxie ne sombre dans la Guerre Civile Galactique qui opposera l'Empire à l'Alliance Rebelle.

La Grande Guerre des Sith a trois "racines" principales : La première est la conversion de Freedon Nadd au Côté Obscur de la Force, la deuxième est l'apparition d'Exar Kun et sa conversion au Côté Obscur, lui aussi.
Enfin, la dernière racine est la conversion du padawan Ulic Qel-Droma et son ralliement à Exar Kun.
La Grande Guerre des Sith fut un conflit qui faillit ébranler la Galaxie et détruire des milliards d'êtres intelligents. La principale menace fut représentée par le jeune Exar Kun, un padawan doté d'un potentiel exceptionnel, mais hélas caractérisé par une trop grande confiance en lui et un désir de régner sur la République ...


1. La conversion de Freedon Nadd

Un millénaire après le règne de Naga Sadow, l'Empire Sith n'est plus que ruines. Les Massassis, peuple amené par celui-ci sur Yavin IV commencent à régresser sur le plan physiologique et intellectuel, devenant encore plus primitifs qu'avant. Mais ils sont toujours loyaux à Naga et protègent son temple sur Yavin 4. C'est six cent ans après que Naga se soit posé sur Yavin, qu'un nouveau Seigneur Sith émergea de l'obscurité, Freedon Nadd. Celui-ci ne voulut pas attendre d'être promu, ou plutôt de devenir le nouveau Seigneur Sombre des Sith. Il décida de fonder son propre Empire dont il serait le chef. Il trouva la planète idéale, Onderon, apportant avec lui le sombre pouvoir des Sith. Il fonda son Empire à partir de ce point et répandit son pouvoir corrupteur sur toute la planète. C'est pour cela que les familles dirigeantes de la planète seront affectées et corrompues par son pouvoir.

Peu après sa mort, trois Jedi, dont le Chevalier Jedi Ulic Qel-Droma, atterriront sur la planète pour résoudre la guerre interne qui ravageait la planète et qui faisait rage depuis plus de cinquante années. Les trois Jedi arrivèrent à ramener la paix sur Onderon et firent cesser cette guerre mais s'aperçurent rapidement que la reine au pouvoir, Amanoa, avait été manipulée par le spectre de Nadd.

Toutefois, la paix n'était que frêle. Peu après la fin de la guerre, des fanatiques de Nadd menacèrent de reprendre la planète par la force au nom de leur maître. Mais les Jedi réussirent à étouffer cette révolte et la paix revint définitivement sur Onderon. Le sarcophage de Nadd fut retiré d'Onderon et placé sur Dxun, privant ainsi la planète de l'aura maléfique du Seigneur noir. Mais Nadd n'avait pourtant pas fini de faire parler de lui ...


2. La conversion d'Ulic Qel-Droma :

Ulic était un jeune chevalier Jedi, courageux sans être fougueux. Il étudia la Force selon les préceptes Jedi et ne fut que peu souvent en contact avec le côté obscur sauf lors de la médiation sur Onderon.

Mais alors que Ulic étudiait les artefacts Sith pour trouver une solution au conflit entre les Jedi et les Krath, une organisation secrète qui rassemblait des personnes qui étaient passées du Côté Obscur de la Force, le destin du jeune homme bascula.

L'organisation krath, créée par Setal et Aleema Keto, et dont les membres avaient pris le contrôle du Système Tetan, s'opposa alors à la République et au Jedi. Durant la même période, Ulic reçut la visite du fantôme de Nadd qui lui dit que le destin des Sith était de régner à nouveau sur la Galaxie et que lui-même, deviendrait un Sith à son tour. Ce discours lui fit impression mais il n'en tint pas compte étant donné qu'une menace plus pressante se faisait sentir : les Jedi devaient en effet reprendre le Système Tetan de force.

Une flotte républicaine sortit de l'hyperespace dans ce système et tenta de reprendre la planète mais elle fut défaite par la flotte Tetan, aidée des pouvoirs obscurs d'Aleema. Un meeting fut alors organisé sur Deneba pour discuter de ce problème. Ulic conseilla d'infiltrer les rangs des Krath mais on ne voulut pas l'écouter. Une attaque perpétrée par les droïdes appartenant aux Krath décima les rangs Jedi et le propre maître d'Ulic, Arca Jeth, fut tué devant ses yeux. Dévoré par le fait qu'il se croyait responsable de cette mort, Ulic décida d'infiltrer, malgré les avertissements des maîtres Ood Bnar et Odan-Urr, la capitale du Système Tetan.

Hélas, Aleema et Setal l'attendaient. Satal l'empoisonna avec du poison Sith et les deux dirigeants krath le rallièrent à leur cause. Nomi Sunrider, l'amie d'Ulic, tenta de partir à son secours sur Cinnagar où il se trouvait actuellement mais ne parvint pas à le rejoindre. Pendant ce temps, Ulic tua Setal de sang froid en donnant libre court à sa colère. Il venait de franchir la limite entre le Côté Obscur et le côté lumineux. Nomi et les deux Jedi venus avec lui sur Onderon - dont son propre frère Cay - le laissèrent réaliser ce qu'il venait de faire. Ils décidèrent de revenir le chercher, mais leur Maître Jedi les prévint que si Ulic avait rallié le Côté Obscur, ils devraient le laisser là où il était. Et ce fut le cas, quand Ulic les attaqua, ils durent s'enfuir et le laisser sur la planète : car Ulic devait venir de sa propre volonté, ou ne pas venir du tout.
La force de sauvetage Jedi à peine partie, un autre personnage fit son entrée dans la chambre d'Aleema et Ulic : Exar Kun ...


3. La conversion d'Exar Kun :

Exar Kun était un jeune Jedi arrogant et puissant dans la Force. Il était fasciné par tout ce qui touchait de près ou de loin au Côté Obscur de la Force. Toutefois, cette fascination le mit en difficulté, son mentor voyant d'un mauvais oeil cet intérêt plus qu'étrange. Ils se disputèrent et Exar quitta la planète où il était pour se rendre, après quelques recherches, sur Dxun, afin d'aller voir le tombeau de Freedon Nadd. L'esprit de Nadd entra en contact avec lui, vit les immenses pouvoirs qu'il possédait et sa soif d'en savoir plus sur les Sith. Il lui donna alors les coordonnées pour rejoindre le centre de l'ancien Empire Sith, Korriban.

Une fois la planète trouvée, il chercha le principal temple Sith et y entra dès qu'il le vit. L'esprit de Nadd lui apparut une fois de plus en lui promettant d'immenses pouvoirs s'il succombait au Côté Obscur. Bien qu'il voulait apprendre les techniques des Sith, sans succomber à leur pouvoir, Kun ne put résister longtemps aux épreuves que lui faisait subir Nadd, épreuves qui nécessitaient le recours au Côté Obscur pour en sortir indemne. Une fois contraint de se soumettre irrémédiablement au Côté Obscur, il se rendit sur Yavin IV pour y trouver le temple de Naga Sadow et y rencontra les créatures créées par le Sith. Il se rendit maître des Massassis primitifs et utilisa une amulette pour détruire l'esprit de Nadd ainsi que le monstre placé par Naga Sadow pour garder son temple.

Après avoir étudié les arts Sith encore et encore, il s'envola pour Cinnagar et y rencontra Ulic ainsi qu'Aleema alors que les deux gens étaient en train de se remettre d'un assaut Jedi. Grâce à ses nouveaux pouvoirs, Exar Kun mit Aleema hors d'état de nuire facilement, et attaqua Ulic. Ce duel fut interrompu par Marka Ragnos, dont l'esprit avait été réveillé par la présence des deux amulettes sith en possession d'Ulic et Exar Kun. Le spectre désigna Kun comme nouveau Seigneur des Sith et Ulic comme son apprenti.

Si l'un de ces trois événements ne s'était pas produit, la Grande Guerre des Sith n'aurait peut-être pas été si violente ou n'aurait peut-être jamais existé. Car les fondements de cette guerre reposaient sur ces trois personnages-clé, qui pouvaient infléchir le cours des événements et de cette guerre. Les principaux fondements de la guerre posés, l'Histoire se mit en marche, et la galaxie fut lancée dans un conflit d'une importance cruciale, dont l'enjeu n'était rien moins que la conquête sans partage de tous les mondes connus ...

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 06:32

Fondements de la Guerre des Clones

Date Fin de l'Ancienne République
Lieu: Coruscant
Acteurs: Palpatine
Dooku
Ordre Jedi
Ancienne République
Conséquences: Guerre des Clones


Fondements de la Guerre des Clones

C'est après plus d'un millénaire de paix relative qu'éclata la Guerre des Clones, ce long et fastidieux conflit qui mettra en branle la Galaxie toute entière, impliquera des millions d'être vivants et intelligents et verra naître une forme de combat encore jamais vue dans la Galaxie. Cette guerre mettra fin à beaucoup de vies, complices ou innocentes de cet affrontement. Elle brisera dans l'oeuf beaucoup de rêves imaginés par des millions d'êtres.

Il y a d'innombrables causes qui amèneront peu à peu cette guerre à éclater enfin. L'une d'entre elle est latente, et est née bien longtemps avant que la première bataille de ce conflit éclate : c'est la corruption du Sénat. En effet, depuis déjà bien longtemps, le Sénat s'est vu corrompu par ses membres qui, ne portant plus aucune attention à l'intérêt collectif, se concentraient sur leur propre profit et leur ascension sociale dans ces hautes sphères du pouvoir. Cet état d'esprit est apparu avec les premiers Sénateurs des guildes marchandes et des grands conglomérats. En effet, ceux-ci n'avaient cure de la politique galactique. Ils désiraient seulement que les nouvelles lois proclamées soient bénéfiques pour leur guilde. Ils soudoyaient les membres du gouvernement pour faciliter tel ou tel vote.

Mais peu à peu, les autres membres du Sénat, attirés par l'appât du gain, commencèrent à pratiquer les mêmes procédés que les Sénateurs commerciaux. Ils furent d'abord soudoyés et achetés par eux, puis se mirent à leur compte. Ils voulaient du luxe et ne désiraient pas être un point au milieu de milliers d'autres. Ils s'associèrent alors entre eux selon leur idéologie et leurs visions du futur. Des clans commencèrent à se créer au sein même de cette honorable assemblée et l'individualisme gagna sur le désir d'aider et de servir les autres êtres. Peu de Sénateurs résistèrent à cet appel à l'enrichissement. Seuls quelques-uns, forts de leurs valeurs morales, ne succombèrent pas et exercèrent une vive résistance contre cette montée de la corruption. Dans les dernières heures du Sénat, seule une poignée de ces êtres de valeurs survivait encore, notamment le Sénateur Bail Organa et la Sénatrice Mon Mothma.

Toutefois, la Guerre des Clones n'aurait pas éclaté avec cette seule cause car il fallait un événement perturbateur pour briser à jamais la frêle cohésion du Sénat. Cet élément fut le Sénateur de Naboo : Palpatine. Celui-ci avait soif de pouvoir et voulait, au plus profond de lui-même, régner sur la République. Pour ce faire, il devait tout d'abord accéder à la plus haute dignité du gouvernement, le poste de Chancelier Suprême. Aidé par ses pouvoirs noirs de Sith, il manipula la Fédération du Commerce afin que celle-ci envahisse la paisible planète de Naboo, sa mère patrie. Il apparut aux dirigeants de cette organisation comme un puissant seigneur Sith et leur demanda de se joindre à lui pour régner. Avide de pouvoir lui aussi, Nute Gunray accepta l'idée de placer une grande flotte autour de la planète afin de créer un blocus hermétique.

Afin de laisser le temps à ses nouveaux alliés d'agir, Palpatine enlisa le Sénat dans d'innombrables procédures administratives. Il se lia d'amitié avec le Chancelier en poste et lui conseilla de demander au Sénat de voter une loi sur la taxation des zones éloignées du centre de la Galaxie. Toutefois, elle accrut encore la dissension au sein du Sénat, obligeant tous les membres à rester sur Coruscant et donnait une raison valable pour lancer le blocus organisé par les Neimoidiens. Le Sénat fut alors privé de tout pouvoir exécutif tellement les procédures d'administration et de refus étaient fastidieuses. Palpatine était arrivé à ce qu'il voulait, encore plus de suspicion au sein du Sénat et une paralysie partielle de celui-ci. Grâce à l'aide de la reine de Naboo, un vote qui désignerait un nouveaux Chancelier fut lancé, vote qui améliorerait sa position s'il était élu. Il se démena alors pour l'être et corromput encore d'avantage les membres afin d'accéder à ce poste qu'il convoitait.





Toutefois, son plan connu un échec lors de la libération de Naboo par les royalistes et l'armée Gungan. En effet, il n'avait pas eu le temps d'asseoir son nouveau pouvoir et de déchaîner les passions contre les Neimoidiens. Mais sa victoire était totale, il était devenu Chancelier Suprême, il avait de grands pouvoirs, il avait réussi à diviser le Sénat et était en mesure d'instaurer des lois qui le servirait plus tard. Il s'intéressa alors au jeune Anakin Skywalker qui était en train de suivre sa formation Jedi et voulait, dans l'avenir, pouvoir compter sur lui en tant que pion au milieu de son gigantesque plan. Il forma le Comte Dooku au côté obscur et lui demanda de créer un mouvement contestataire opposé à la République. Il voulait par cette action, pouvoir s'octroyer les pleins pouvoirs afin de repousser ce mouvement dissident et à plus long terme, diriger en seul maître la Galaxie.

Ce fut cet élément qui précipita la Galaxie dans la guerre totale. Dooku se rapprocha de dirigeants puissants de la Galaxie et leur fit voir les possibilités d'un soulèvement contre le gouvernement en place. Il eut tout de suite des échos dans les milieux commerciaux qui voulaient encore plus de richesses. Les dirigeants des méga conglomérats, des empires commerciaux se joignirent à lui et mirent à sa disposition leur armée pour renverser le pouvoir. De multiples planètes rallièrent sa cause et précipitèrent la Galaxie dans un déchirement sans conséquent. La République, pour répondre à cet affront, envoya ses membres les plus efficaces sur les planètes contestataires pour les ramener dans l'optique du gouvernement, les Jedi. Ceux-ci se dispersèrent dans toutes les zones chaudes pour résoudre les crises qui éclataient. Dooku intensifia encore d'avantage ses discours et incorpora à son mouvement encore plus de nations et d'individus. Le Sénat et l'Ordre Jedi étaient débordés et Palpatine ne fit rien pour arranger les choses, il tenta de parlementer avec les Séparatistes mais ce n'était que pour conserver les apparences.





Un dernier événement chamboula davantage la frêle harmonie qui subsistait encore : la découverte de l'armée clone demandée pour la République par un Jedi du nom de Sifo Dyas. Ce fut grâce à Obi-wan Kenobi qui était parti sur Kamino pour retrouver la trace d'un assassin, que l'ordre Jedi prit connaissance de cette armée illégale selon les lois en vigueur. Cette nouvelle fit un grand séisme dans le paysage politique et dans les plus hautes instances de la République. Personne ne comprenait comment cette armée fut construite et pourquoi un Jedi aurait fait cela.

C'est à cette nouvelle que Palpatine commença à amener petit à petit la Galaxie dans la guerre qu'il projetait. Il se servit de l'armée clone pour résoudre la crise séparatiste et mater enfin la tare que portait la Galaxie depuis des années. Toutefois, il ne pouvait pas lancer une attaque contre les Séparatistes de son propre chef. Pour cela, il manipula encore une fois un être vivant naïf, le Délégué Planètaire rattaché au Sénat, Jar Jar Binks. Il déclama que la Sénatrice de Naboo aurait accepté de réagir et de se servir de cette armée pour résoudre le problème. De plus, il sous-entendit que le seul moyen de pouvoir réagir efficacement serait de donner les pleins pouvoirs au Chef d'Etat. C'est ce que fit Binks. Il lui donna les pleins pouvoirs. Le Chancelier Suprême décida alors de lancer une attaque décisive contre la fabrique de droïdes de Géonosis, avec le concours des Jedi. Cette bataille amènera la Galaxie dans la Guerre des Clones qui opposera la République face aux Séparatistes.





C'est après un long cheminement, une longue période d'instabilité, que la Guerre des Clones éclata dans une Galaxie tourmentée par la corruption et la méfiance. Celle-ci aura de lourde conséquences qui mettront en branle tout un système politique, judiciaire et économique. Mais en réalité ce conflit fut permis par l'intervention d'une seule personne : Palpatine, alias Dark Sidious, Seigneur des Sith et ennemi juré de l'Ordre Jedi.
Fondements de la Guerre des Clones

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 06:36

histoire du secteur corporatif

Date: Plusieurs millénaires avant l'Empire
Lieu: Bras de Tingel
Acteurs: Ancienne République
Mégacorporations
Conséquences: Création du Secteur Corporatif


Histoire du Secteur Corporatif

1. Au bout de la galaxie : plusieurs millénaires avant l'avènement de l'Empire, la République devait surmonter une crise majeure dans son développement. Les grandes corporations exploitaient à outrance les nombreux systèmes stellaires de la Région d'Expansion dont on avait mal estimé les réserves naturelles au regard de l'appétit féroce des trusts galactiques et des besoins croissants des systèmes rattachés à la République. Des systèmes entiers étaient pillés afin d'approvisionner les chantiers navals des grandes compagnies ainsi que les mondes industriels de la République gourmands en matières premières. Nombre de peuples indigènes avaient à se plaindre de la rapacité des corporations et l'on ne compte plus le nombre de conflits planétaires qui s'ensuivirent.

Finalement, une solution aussi inattendue que satisfaisante se profila : des éclaireurs de la République découvrirent les premières voies fiables de ce que l'on appellerait bientôt la Route Hydienne et ils purent ainsi se lancer vers des régions très éloignées du centre de la galaxie et de la République. Ces éclaireurs découvrirent un bras galactique isolé, le Bras de Tingel, peuplé de milliers d'étoiles autour desquelles tournaient d'innombrables planètes apparemment vierges de toute vie intelligente. Loin des centres importants de la galaxie et des conflits d'intérêts, cette région représentait un bon moyen de libérer la soupape de l'expansion corporatiste.

Le Sénat procéda alors simultanément à l'instauration de règles draconiennes dans la Région d'Expansion tout en proposant des incitations financières considérables pour que les grandes compagnies investissent dans les nouveaux secteurs en friche du lointain bras galactique. A posteriori, les historiens admettent que ces décisions furent sans doute à la source des mouvements de population et des bouleversements économiques parmi les plus gigantesques de l'histoire galactique : des dizaines de millions d'employés des grandes compagnies installés dans la Région d'Expansion n'eurent d'autre choix que de se rendre au bout de nulle part s'ils ne voulaient pas se retrouver à la rue. En l'espace de quelques décennies, les grandes compagnies avaient réduit de près de 75% leurs investissements dans la Région d'Expansion et laissés derrière elles des secteurs entiers à l'abandon. Il fallut des siècles aux gouvernements locaux qui dépendaient autrefois des corporations pour redresser la barre, négocier le maintien d'une présence corporatiste mutuellement satisfaisante, préserver ce qui restait des écosphères et restaurer les mondes qui n'étaient pas totalement saccagés. A terme la Région d'Expansion finit par trouver un nouvel équilibre économique et démographique précaire grâce à sa position géographique entre les régions centrales et périphérique de la civilisation galactique dominante mais de nombreuses traces physiques et même sociales de cette période demeurent présentes.

2. Une croissance économique sans contrôle : de leur côté, les grandes compagnies s'en donnaient à coeur joie dans la nouvelle zone qui leur avait été allouée. Les autorités républicaines avaient après tout clairement fait comprendre que ce qui se passait hors de leurs frontières les intéressait peu. Durant les millénaires qui suivirent, les corporations purent saccager tranquillement des milliers de systèmes stellaires et s'affronter parfois très violemment sans qu'on vienne s'intéresser à leurs petites affaires, du moment que les régions centrales recevaient en grandes quantités les produits et matières premières venant du Secteur Corporatif, peu importait aux autorités républicaines ce qui pouvait bien s'y passer. Il est plus que probable que le nouveau Secteur Corporatif ne se révéla pas aussi dépourvu de vie intelligente qu'on le pensait à l'origine mais si c'était bien le cas, les corporations n'ont laissé aucune preuve incriminante derrière elles...

Il y eut des époques de rapacité inouïe, des guerres commerciales qui dégénérèrent souvent en conflits armés, des phases d'opportunisme et d'exploitation à outrance ainsi qu'un grand nombre d'occasions qui permirent à divers financiers, pirates, contrebandiers et autres individus louches de s'acheter une conduite et terminer leur vie dans l'opulence. Il y eut encore plus de victimes et de gens ruinés mais on ne s'attarda jamais à les dénombrer comme de juste...

Les grandes compagnies du Secteur Corporatif jouaient sur les deux tableaux car elles continuaient à être fortement implantées dans l'espace républicain dont elles étaient pour la plupart originaires tout en réglant leurs petites affaires et gonflant leurs marges loin des commissions de contrôles sénatoriales. A certaines périodes de l'histoire du Secteur Corporatif, ce même Sénat tenta avec plus ou moins de bonheur d'exercer un semblant de tutelle sur cette région de la galaxie lorsque la situation dépassait la mesure mais on finissait toujours pour des raisons diverses par baisser les bras et les corporations reprenaient aussitôt leurs vieilles habitudes.

Cependant, cette frénésie finit par devenir moins sauvage et plus méthodique. Après plusieurs siècles d'euphorie et d'exploitation anarchique, les dirigeants des entreprises du Secteur Corporatif finirent par admettre en majorité que leur façon de procéder leur coûtait encore pas mal d'argent malgré les bénéfices gigantesques qu'ils pouvaient tirer de leur politique. Les rivalités et la compétition devaient obéir à certaines règles comme autrefois sous peine de se révéler trop coûteuses en rognant par trop sur les sacro-saintes marges. Il n'était pour autant pas question d'accepter une véritable tutelle républicaine, pas plus que de laisser n'importe quelle compagnie "étrangère" en phase ascendante tenter de s'implanter en profitant de la confusion dans le "domaine exclusif" des firmes qui avaient investi dans le Secteur Corporatif dés ses origines.
En clair, il fallait que l'entité géographique baptisée "Secteur Corporatif" devienne une entité politique et pas seulement le terrain de jeu et la réserve en matières premières de ses maîtres.

3. L'agonie de la République et les Guerres Cloniques : à ce moment de l'histoire, la République entamait les dernières décennies de son existence mais on l'ignorait encore. Les mégacorporations qui avaient investi pendant des dizaines de siècles dans "leur" Secteur Corporatif se heurtaient de plus en plus souvent à d'autres firmes puissantes qui avaient délaissé à tort cette opportunité ou s'étaient vues violemment repoussées par les "propriétaires" du Secteur Corporatif lorsqu'elles avaient tenté de s'y implanter. La République et les grandes compagnies créèrent l'Alliance des Corporations dans l'espoir d'apaiser les tensions et d'inciter les différentes factions à oeuvrer de manière plus concertée en ce qui concernait le Secteur Corporatif et même le reste de la galaxie.

Notamment, la Fédération du Commerce et le Clan Bancaire Galactique qui dominaient clairement les régions centrales de l'espace républicain rivalisaient de plus en plus avec des firmes comme Kuat, Sienar, Industrial Automaton, Cybot Galactica, BlasTech, etc. qui non seulement demeuraient très présentes dans le Noyau, les Colonies et la Région d'Expansion ou elles étaient nées mais prétendaient également conserver pour elles seules la manne du Secteur Corporatif. La Bordure Extérieure devenait une source croissante de rivalité entre ces firmes et la fameuse taxation des routes commerciales proposée par le Sénat handicapait bien plus la Fédération du Commerce et ses alliés que leurs concurrents qui disposaient après tout de milliers de systèmes qui n'étaient pas sous la tutelle de la République.

En quelques siècles, L'Alliance des Corporations était dans l'intervalle devenue une puissance à part entière et dont les objectifs devenaient de plus en plus spécifiques et de moins en moins liés aux intérets des magnats et des sénateurs responsables de son existence. Elle s'opposait parfois violemment à ceux qu'elle était censée représenter ou jouait les uns contre les autres. Bien que son influence ait un temps aidé à stabiliser quelque peu la situation dans le Secteur Corporatif, elle oeuvrait de plus en plus dans la perspective d'étendre sa propre puissance jusque sur les marchés et territoires normalement contrôlés par ceux qui comptaient sur elle. La Fédération du Commerce s'opposait presque systématiquement à l'Alliance des Corporations qui lui causait bien plus de désagréments par sa politique d'expansion furtive qu'elle ne lui était utile pour s'étendre davantage vers la Bordure Extérieure ou le Secteur Corporatif.

Peu de temps avant la Bataille de Géonosis qui allait marquer le début de la Guerre des Clones, l'Alliance des Corporations se joignit à la Confédération des Systèmes Indépendants bien que plusieurs de ses ennemis traditionnels comme la Fédération du Commerce en fassent déjà partie. L'appétit des dirigeants de l'Alliance les incita à soutenir les séparatistes dans l'espoir que la victoire des confédérés renforcerait leur propre influence et surtout leur permettrait de limiter celle de leurs autres "alliés".
Mais tout le monde parmi les grandes corporations ne souhaitait pas agir de manière aussi radicale et de nombreuses firmes impliquées dans le Secteur Corporatif et dans l'Alliance des Corporations refusèrent de se joindre aux séparatistes ou préférèrent prudemment jouer sur les deux tableaux et soutenir les deux camps.
Certaines de ces firmes allèrent plus loin et quittèrent l'Alliance des Corporations peu après les premiers affrontements pour fonder leur propre union, la Ligue Corporatiste Pan Galactique. Il est très possible que la Ligue Pan Galactique ait été pour certains une étape dans le but de créer un mouvement autonomiste distinct de la Confédération des Systèmes Indépendants mais elle évolua vers tout autre chose dés qu'il apparut que Palpatine renforçait son pouvoir alors que la galaxie s'enfonçait dans la guerre.

4. La Maison Tagge et la naissance de l'Autorité du Secteur Corporatif : la famille fondatrice de la grande Compagnie Tagge (TaggeCo) avait durant des siècles fait la preuve du génie de nombre de ses représentants. Cette obscure famille de noblesse mineure du Noyau avait su investir jusqu'à créer une des principales firmes de la galaxie et le dernier représentant de sa lignée n'était pas le moins subtil. Suivant l'exemple de sa parente Sanya, le jeune Baron Orman Tagge déploya des efforts considérables pour préserver l'espace du Secteur Corporatif et pour faire apparaître son entreprise comme soucieuse d'oeuvrer à la stabilisation et à la reconstruction de la galaxie. Rapidement, la Ligue dans son ensemble adopta la même ligne de conduite et se rapprocha du Chancelier Suprême Palpatine tout en se gardant bien d'afficher ses intentions réelles : soutenir la République, éliminer une fois pour toutes les concurrents rassemblés sous la bannière indépendantiste et profiter du délabrement général de la galaxie pour arracher ensuite des concessions importantes au Chancelier et au Sénat. C'est à dire fondamentalement, oeuvrer de manière similaire à l'Alliance des Corporations mais pour le camp opposé.

Orman Tagge et ses amis ne furent pas du tout surpris lorsque Palpatine proclama la naissance de l'Empire. Ils décidèrent même de participer à cette naissance en pensant qu'elle leur donnerait encore plus d'ascendant et la Ligue Corporatiste Pan Galactique ne tarda pas à se présenter comme un fidèle soutien du nouveau régime tandis que l'Alliance des Corporations était entrainée dans la chute de la Confédération des Systèmes Indépendants.

Rapidement, Tagge comprit quant à lui que l'Empereur était un esprit bien plus subtil qu'il ne l'avait laissé voir lorsqu'il était encore Chancelier. Palpatine avait passé des années à préparer son coup et bien que la galaxie soit dans un état pitoyable, il avait beaucoup moins besoin des corporations dans l'immédiat que celles-ci ne le croyaient. Après tout, les populations étaient massivement rassurées par l'instauration d'un pouvoir central fort qui leur garantirait la sécurité, sécurité en échange de laquelle les masses oeuvreraient volontiers pour reconstruire leurs mondes et renforcer en même temps ce pouvoir central. Les conseillers de l'Empereur et sa cour étaient au fait de cette situation et il y eut plus d'un sourire lorsque Orman Tagge et ses alliés vinrent proposer la naissance d'une entité corporatiste indépendante. Les sourires cessèrent presque instantanément lorsque Palpatine donna son assentiment avec un nombre de conditions relativement restreintes.

Comme par le passé, Coruscant (le Centre Impérial) se mêlerait relativement peu des affaires internes au Secteur Corporatif et l'Empereur voulait bien que celui-ci devienne une véritable entité politique. Une entité avec sa propre monnaie, ses propres armées et ses propres lois. Mais cette entité devrait pour assurer son existence garantir trois choses à l'Empereur :
- qu'elle ferait régner l'ordre dans l'espace sous son contrôle sans le soutien de l'Empire
- la présence d'un représentant de l'Empereur dans son instance de direction suprême
- un traitement de faveur prononcé envers l'Empire qui serait à la fois l'allié et le protecteur de la nouvelle entité

Les magnats corporatistes comprirent facilement les désirs de l'Empereur : celui-ci n'avait pas besoin d'eux dans l'immédiat et ils avaient en fait fort à faire à la fois pour récupérer les marchés autrefois contrôlés par leurs adversaires indépendantistes, créer leur nouveau gouvernement et participer à l'effort de reconstruction. Mais l'Empire s'annonçait déjà comme un régime militaire expansionniste qui souhaitait dans un premier temps reprendre en main l'ensemble de l'espace connu avant de se lancer vers de nouvelles conquêtes. Il faudrait des ressources financières, technologiques et humaines considérables pour alimenter cette formidable machine à conquérir même si elle pourrait en partie s'abreuver sur ses victoires. Et tôt ou tard, l'Empire finirait par s'intéresser aux fabuleuses ressources du Secteur Corporatif.

Il était donc plus que jamais nécessaire d'apparaître comme un allié du pouvoir central. La naissance de l'Autorité du Secteur Corporatif était un vieux rêve à concrétiser mais devenait aussi tout à coup une impérieuse nécessité : soit les corporations s'unissaient et apparaissaient comme un groupe de pression et un allié indispensable au nouvel ordre galactique, soit elles tombaient totalement sous sa coupe les unes après les autres...

Tous les alliés d'Orman Tagge ne partagèrent pas forcément cette analyse mais la majorité l'emporta et put établir la Charte du Secteur Corporatif avec la bénédiction de l'Empereur. La Ligue Corporatiste Pan Galactique put alors laisser la place à l'Autorité du Secteur Corporatif. Par la suite, la violence des forces impériales et la propension du pouvoir central à nationaliser les corporations dés qu'elles étaient en position de faiblesse ne firent que conforter les tenants de cette décision.

5. La Guerre Civile et la Nouvelle République : durant toute la période ou l'Empire dirigea la galaxie, le Secteur Corporatif attira un grand nombre de gens. Des campagnes de propagande minutieusement orchestrées présentèrent cette région de la galaxie comme le paradis de la libre entreprise ou tout un chacun pouvait réussir loin des yeux vigilants de l'Empire. La réalité était sensiblement différente car si l'Empire était bel et bien une dictature militaire, l'Autorité du Secteur Corporatif était de fait une dictature corporatiste vassale de son puissant voisin. Une part très conséquente de la production et des bénéfices du Secteur Corporatif alimentèrent la machine de guerre impériale et permirent la répression à une échelle jamais égalée à ce jour. L'Alliance Rebelle découvrit bien vite que la vie n'était guère plus agréable dans le Secteur Corporatif que dans l'espace impérial et la répression tout aussi féroce bien que motivée par une simple avidité économique dépourvue des fioritures du pouvoir militaire et de la propagande raciste de Palpatine.

Après la Bataille d'Endor, le Secteur Corporatif put enfin disposer d'une autonomie réelle et l'Autorité sut tirer partie du conflit avec les seigneurs impériaux comme bon nombre de corporations un peu partout dans la galaxie. Cependant, la Nouvelle République ne tarda pas à faire preuve d'une certaine vigilance et n'hésita pas à taxer lourdement certaines importations provenant du Secteur Corporatif ou à faire pression sur les corporations présentes dans son espace pour obtenir un assouplissement de la Charte, notamment en matière de droits de l'individu et de respect de l'environnement. Les résultats de ces pressions furent mitigées et rarement à la hauteur des attentes du Sénat de la Nouvelle République.

Le Secteur Corporatif fit son possible pour demeurer à l'écart des conflits durant les années qui suivirent tout en utilisant les besoins des belligérants pour s'enrichir. Bien que le Vecteur Prime de l'invasion Yuuzhan Vong ait en partie traversé son espace et que plusieurs systèmes soient tombés aux mains des envahisseurs, les dirigeants du Secteur Corporatif parvinrent à conclure leurs propres accords avec les Vongs, obtenant une trêve temporaire. Pour ne pas être attaqués par les Yuuzhan Vongs, le Secteur Corporatif accepta de leur livrer les Jedi se trouvant à l'intérieur de ses frontières et après la défaite des envahisseurs, il est plus que probable qu'une telle décision ne soit pas oubliée par les vainqueurs...

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 06:43